Vendredi 21 juillet 1950

À 7 h du matin, tous les voyageurs se lèvent plus ou moins courageusement, font leur toilette, s’habillent pour le voyage et bouclent les valises.

Le petit déjeuner achevé, les tentes sont rangées et chacun les quitte avec son bagage. Dans leur car, les vivres sont chargées et les voyageurs s’installent.

Après un dernier regard à la colonie, nous partons en chantant et le voyage de retour, par le même itinéraire qu’à l’aller, commence : Pornic, Nantes.

Vers midi, nous atteignons Saumur ; devant nous, sur la droite de notre route, nous apercevons une file de voitures et une peloton de cyclistes : le Tour de France vient de passer ; dommage !

Le car est obligé de stopper car notre route est barrée ; nous voyons encore passer en trombe quelques voitures et motos dont les sirènes hurlent.

Enfin, la route est rendue à la circulation. Notre car traverse au ralenti la Loire et Saumur pavoisé car les rues sont grouillantes de piétons, de cyclistes, de voitures.

Nous sortons de Saumur et nous arrêtons au bord de la Loire pour le déjeuner. Sur l’herbe, chacun s’installe pour manger : saucisson, jambon, pommes de terre, fromage, abricots.

Déjeuner sur l'herbe au bord de la Loire.

Déjeuner sur l’herbe au bord de la Loire.

Hâtivement, nous ramassons nos affaires et le car reprend sa route sur la digue. Il fait très chaud, les voyageurs somnolent.

Poum ! Sifflement, coup de frein brusque : un pneu arrière gauche vient d’éclater. Brutalement éveillés, nous évacuons rapidement le car. LE chauffeur remonte vivement une roue de secours et le voyage continue : Tours, Blois, nous apercevons de l’autre côté de la Loire les tentes du cirque Amar.

À la sortie d’Orléans, vers 17h nous arrêtons pour nous désaltérer car le goûter que nous venons de manger dans le car passe difficilement. Nous envahissons un petit café : chacun ayant bu retourne au car.

Il y a quelques manquants : Tant pis pour eux : le car démarre et s’arrête quelques centaines de mètres plus loin dans le haut de la côte. Au pas de course, les retardataires arrivent, essoufflés, ils arrêtent de courir ; alors le car repart ; rouges de peur, ils reprennent leur course et redoublent d’effort. C’est tout penauds qu’ils retrouvent leur place : Que de fatigue pour une sucette !

La fin du parcours semble longue : Pithiviers, Fontainebleau, Melun.

La nuit commence à tomber. Le car fait un détour par la rue Dajot que nous descendons lentement en chantant pour avertir M. Vivien de notre retour et lui apporter un peu d’air de St Michel.

De Melun à Courpalay la nuit se fait plus noire. En arrivant au pays les chants redoublent. Quand le car s’arrête, il est entouré par de nombreux parents.

Avec la dispersion des voyageurs prend fin notre voyage de Juillet 1950.


Les coopérateurs remercient tous les habitants de Courpalay et le conseil municipal qui, en assurant le succès de nos fêtes, nous ont permis d’effectuer ce magnifique voyage.

À M. Vivien, nos chaleureux remerciements et tous nos souhaits pour le rétablissement de sa santé.

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